FLORIGINES AUX CALQUES et AUX CACHES GRAVÉS - 2024
En 2023, Nathalie s'essaye à la gravure à l’atelier du Safranier, à Antibes, et se lance dans la réalisation de multiples.
Cependant, elle ne peut s'empêcher de déchirer, remanier ses tirages, donnant ainsi naissance à de nouvelles créations, encore plus originales.
L'aboutissement de ce travail, au début de l'année 2024, prend forme dans de nouvelles séries déclinaisons de celles des Florigines : Florigines aux caches gravés dont celle dite « En TÊTE »
Avec « Florigine au calque », ella poursuit un travail où le dessin disparaît dans la matière. Le papier est déchiré à vif, repris, recousu. Les calques s’empilent comme des peaux fines, presque organiques. La lumière s’y infiltre. Le fil de nylon retient les fragments sans les lisser. Le trait n’est plus une ligne : il naît des bords ouverts, des frottements, des recouvrements.
Ce geste prolonge un travail autour de sainte Agathe et du corps fragmenté, où la déchirure et la couture deviennent un langage de réparation, entre blessure et continuité.
Les « Florigines « émergent dans une zone de voisinage entre fleurs et sexes féminins. Deux formes du vivant, deux structures de fécondité et de germination, qui se répondent dans leur manière de s’ouvrir, de se refermer, de produire de la forme.
Le titre « Florigine » associe la fleur et « l’Origine du monde » de Gustave Courbet. Référence à ce gros plan du sexe féminin, longtemps censuré, déplacement vers une forme hybride : mi-fleur, mi-sexe. Une image qui ne se fixe pas, et qui varie selon le regardeur.
Travail exposé en 2024 , à l école d Art de Louis Dollé du 15 mars au 12 avril 2024 lors de l’ expo « LE TRAIT » avec Louis Dollé, Denis Gibelin, et Nathalie Broyelle
PRESSE à propos de l expo sur le TRAIT :
Article ART COTE MAGAZINE d'Alain Amiel : https://www.artcotedazur.fr/actualite,109/exposition,110/nathalie-broyelle-denis-gibelin-et-louis-dolle-a-l,13540.html