16 janvier 2026
"Le projet naît d’un buste que j’avais réalisé pour Sainte-Agathe, martyrisée à qui l’on avait coupé les seins. J’ai imaginé leur repousse. J’ai exploré cette idée dans plusieurs dessins et versions. Puis j’ai créé une sculpture où les seins prolifèrent à profusion. C’est une réflexion sur la résilience, la renaissance, et la force du corps féminin. C’est le point de départ de l’installation", confie Nathalie Broyelle
Adaptation à l’Arboretum et geste du spectateur :
"Pour l’Arboretum de Roure, la sculpture en fibre ne peut être exposée pour des raison écolo. J’ai donc recréé les seins en papier naturel, reconstruits feuille par feuille à partir du modèle existant. Ils sont collés directement sur les troncs des arbres", Nathalie Broyelle.
Cette année, la thématique de l’exposition est le geste :
"J’ai choisi de mettre en avant le geste du spectateur, plus que celui de l’artiste. Inspirée par Duchamp et son Prière de toucher, où un seul sein invitait au contact, je propose ici plusieurs seins à toucher. Le geste devient poétique. Intime. Fragile. Et, comme pour Sainte-Agathe, toucher peut marquer, altérer et dégrader progressivement l’œuvre.
Chaque geste — déchirer, reconstruire, coller, toucher — devient un rituel vivant. Le toucher, autorisé et encouragé, mêle création et destruction. Il participe au cycle de vie de l’œuvre. Le corps du spectateur devient partie prenante.
Les seins deviennent Fragiles. Éphémères. Oscillant entre présence et disparition", Nathalie Broyelle
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